SENEGAL/2012 : Les mythes démystifiés

2012 a été un cauchemar pour nombre de célébrités. Parmi celles-ci, on peut citer les journalistes Cheikh Yérim Seck et Tamsir Ndiaye Jupiter, le marabout Cheikh Béthio Thioune et le promoteur Luc Nicolaï. Abdoulaye Wade a donné le ton en se faisant coiffer au poteau par l’une de ses progénitures, Macky Sall.


SENEGAL/2012 : Les mythes démystifiés
 
Abdoulaye Wade, un candidat inconstitutionnel

Contre vents et marrées, Abdoulaye Wade décide de prendre part à la présidentielle du 26 février. Malgré l’inconstitutionnalité de sa candidature, Les sénégalais se rendent aux urnes le dimanche 26 février et le contraignent à se frotter avec l’un de ses élèves, Macky Sall. Le 25 mars, date du second tour, Abdoulaye Wade qui a fait douze ans à la tête du Sénégal est battu à plate couture par le Président de l’Apr qui totalise 65 % des suffrages exprimés. Le Président Wade se rend à l’évidence et appelle au téléphone celui qui devra être son successeur à la tête du Sénégal et le félicite. Son règne prend fin, il prend les ailes et se dépose à Paris. Auparavant, il a eu un séjour au Royaume chérifien.

Cheikh Béthio Thioune perdu par le fanatisme de Bara Sow

Un autre titan qui n’a pas beaucoup de chance en 2012, c’est le marabout Cheikh Béthio Thioune. Non content de n’avoir pas élu son candidat Abdoulaye Wade lors de la présidentielle, Cheikh Béthio s’est empêtré dans une histoire de double meurtre. En effet, le 22 avril, jour du combat entre Yékini et Balla Gaye 2, des disciples du Cheikh en viennent aux mains. Un groupe dirigé par Bara Sow, un inconditionnel du guide des Thiantacounes est interdit d’accès à celui-ci par un autre. Les faits se déroulent à Médinatoul Salam, un village situé dans le département de Mbour et qui appartient à Cheikh Béthio Thioune. L’irréparable se produit. Deux disciples du Cheikh perdent la vie au cours de ces échauffourées. Il s’agit de Bara Sow et Ababacar Diagne. Les enquêtes menées par la gendarmerie mettent en cause Cheikh Béthio Thioune qui est aussitôt cueilli dans son domicile de Médinatoul Salam et conduit à la section de Recherches de Thiès. Inculpé pour complicité d’homicide volontaire, le marabout est placé sous mandat de dépôt le 26 avril à la Maison d’arrêt et de correction de Thiès. Quelques mois plus tard, sa nouvelle épouse, Adji Déthié Pène provoque un scandale en lui rendant visite dans sa cellule. La 7e femme du marabout se présente sous les traits d’une infirmière et se fait admettre à l’intérieur de la prison. Une enquête est menée, des sanctions tombent ! Cheikh Béthio Thioune est transféré à la Prison centrale de Rebeuss avant d’atterrir au Pavillon spécial de l’hôpital Aristide Le Dantec. Ses disciples qui n’apprécient pas le fait que leur marabout soit transporté de lieu en lieu, font exploser leur colère et transforment Dakar en zone de conflit le 22 octobre dernier. Les dégâts sont énormes. Plus de 100 véhicules caillassés, les fauteurs de troubles sont cueillis un à un et condamnés à des peines diverses. Leur guide quant à lui, reste en prison malgré les innombrables demandes de mise en liberté provisoire.

Cheikh Yérim Seck, de la Gloire au purgatoire

Lundi 10 septembre, le Sénégal retient son souffle ! L’arrestation du journaliste Cheikh Yérim Seck glace l’atmosphère. Le patron de Dakaractu.com est cité dans une affaire de viol. Il est accusé de viol par Aïssatou Tall, fille du magistrat Boubou Diouf Tall. La victime, une étudiante d’une vingtaine d’année que le journaliste aurait rencontrée au détour d’une émission télévisée, a rejoint son amant dans une auberge sise aux Almadies. Les choses s’accélèrent et notre confrère est présenté devant le procureur qui le place sous mandat de dépôt après avoir décidé de sa comparution devant le tribunal des flagrants délits. Le 12 septembre, le procès est renvoyé au 19 septembre pour la comparution des témoins. Le procès se tient à cette date et le journaliste se fait lyncher par les avocats de la partie civile. Il essuie de toute sorte de quolibets. Le Procureur requiert trois ans ferme contre Cheikh Yérim Seck. L’affaire est mise en délibéré pour le 26 septembre. Le jour-j, il prend 3 ans de prison ferme et son monde s’effondre. Il est transféré au Camp pénal où les condamnés purgent leur peine.

Tamsir Jupiter Ndiaye, le journaliste qui bande pour les hommes

Alors que son confrère s’est fait coffrer pour son trop plein de libido pour les femmes, Tamsir Ndiaye Jupiter fait parler de lui dans une relation…homosexuelle. Apres une partie de jambes en l’air avec un jeune du nom de Matar Diagne, Jupiter refuse de mettre la main à la poche pour honorer ses engagements. Il avait promis à sa « proie » 50 000 francs et un tissu de type « Diezner ». Ils se battent et se retrouvent tous les deux à l’hôpital. Apres quoi, ils sont gardés à vue au Commissariat central de Dakar avant leur placement sous mandat de dépôt le 12 octobre. Il leur est reproché des actes contre-nature, outre les CBV qui corsent le dossier de Tamsir Ndiaye Jupiter. Leur procès est fixé le 17 octobre. Le journaliste se lâche et dit avoir agi sous l’emprise de l’alcool. Mais ses arguments et ceux de son avocat Me Khassimou Touré ne pèseront pas sur la balance. Le verdict sera sans appel. Le 24 octobre, Tamsir Ndiaye Jupiter est condamné à 4 ans de prison ferme pour actes contre-nature, CBV. Plus chanceux, son amant prendra 3 bonnes années. Transféré au Camp Pénal, le chroniqueur partage la même chambre que son confrère Cheikh Yérim Seck.

Luc Nicolaï, le promoteur trafiquant de stupéfiants ?

En tout cas, depuis le 20 octobre dernier, il est sous les verrous. Alpagué à Passy par les gendarmes de Fatick, le Promoteur est acheminé à Thiès par les hommes en bleu de la section de recherches de ladite ville. Luc Nicolaï qui est soupçonné d’avoir fait placer la drogue trouvé dans le bureau de Bertrand Touly (39 boulettes de cocaïne, selon le Dg de la Douane, Makhtar Cissé), fait l’objet de deux retours de parquet et finit par rejoindre le Patron de l’hôtel Lamantin Beach à la Mac de Thiès. Tout comme deux douaniers et deux travailleurs de l’hôtel, le promoteur mbourois est poursuivi pour détention de drogue, faux et usage de faux en écriture, chantage, tentative d’extorsion de fonds et association de malfaiteurs. Fixé le 31 octobre, son procès est renvoyé au 05 novembre. Il est encore renvoyé au 12 novembre. Date à laquelle, le tribunal se déclare incompétent de juger les deux douaniers. Luc Nicolaï est maintenu en prison mais Bertrand Touly bénéficie d’une liberté provisoire. Une décision du parquet de Thiès qui se sera dessaisi de cette affaire au profit de celui de Dakar. Mahawa Sémou Diouf hérite du dossier. Le promoteur et sa suite sont transférés à Rebeuss. Cependant, le Doyen des juges d’instruction maintient Bertrand Touly en liberté provisoire. Luc Nicolaï et ses coprévenus sont replacés sous mandat de dépôts. L’instruction est toujours en cours et le ciel s’assombrit de plus en plus pour le promoteur du Continent.

Peut être que 2013 sera plus clément à son égard. C’est tout le mal que nous lui souhaitons. Ainsi qu’à tous ses autres compatriotes qui n’ont connu le bonheur en 2012.

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