AFRIQUE: Les collectivités locales sont l’épicentre des conflits en Afrique, selon le ministre d’Etat, Abdoulaye Bathily

bathily

« Le rôle des collectivités locales, dans les processus de paix, devraient être connus, puisque ces derniers se nouent en leur sein », a révélé, hier, le ministre d’Etat, Abdoulaye Bathily, lors du panel « conflits en Afrique », dans le cadre du sommet Africités.

Selon le ministre d’Etat Sénégalais, les conflits sur le Continent sont sur une tendance de diminution mais, sur un autre flanc, « sont de natures particulières et interviennent lorsque l’on pense aller vers une réconciliation dans d’autres pays ».

A ce tableau s’ajoute la question des inégalités sur le continent. « Le taux de croissance en Afrique augmente, alors que les populations sont complètement démunies », dira-t-il, suggérant que les ressources allouées aux collectivités soient partagées de manière égale aux populations pour dissoudre les inégalités.

Le Professeur Bathily s’est ainsi désolé que, ces trois dernières décennies, l’Afrique se soit dotée de plusieurs instruments efficaces mais dont leur implication reste à voir et pose donc problème.

Quant à l’ancien Chef d’Etat Cap Verdien Pedro Pires qui animait lui aussi une présentation sur les solutions à adopter, il est d’avis que la non homogénéité de l’Afrique est l’une des causes de son manque de stabilité.

Président dix années durant du Cap Vert, Pedro Pires a réussi à transformer son pays en un modèle de démocratie, de stabilité et de développement, et selon lui, donc, la complexité de la société africaine fait qu’elle n’est pas homogène. « Il n’y a pas une Afrique, elle n’est pas homogène et dans ce sens, les approches doivent être élaborées », a-t-il dit. Les causes de conflits sont d’ordre social, militaire, culturel ou encore religieux. Pour M. Pires, les conflits religieux sont les plus complexes, mais cependant, dépassent le simple territoire de l’Afrique.

Le Président Pires est persuadé que les conflits émanent de la faiblesse et de l’inefficacité de certains Etats. Il s’est ainsi intéressé à l’origine des conflits et a appelé à affronter ces réalités. S’interrogeant sur les financiers de ces conflits et sur la localisation des bases arrières des protagonistes, il y voit un aspect important dans la diminution des situations de tensions.

Les situations post-conflits sont aussi mal gérées, selon lui, en Afrique, puisque « la loi du vainqueur » est souvent appliquée et qu’une politique de modernisation serait impossible sans des solutions aux situations de conflits sur le continent.

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