SENEGAL/UCAD : NON ORIENTATION DES ETUDIANTS AGES DE PLUS DE 23ANS

La mesure ne fait pas l’unanimité au sein des étudiants.

Les autorités administratives de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar envisagent de ne plus orienter de nouveaux bacheliers qui auront un âge supérieur à 23ans. Mais cette volonté des autorités administratives est loin de faire l’unanimité au sein des étudiants. Les étudiants apprécient diversement cette mesure. En effet si d’aucuns se disent favorables à la volonté des autorités, il y a par contre d’autres qui s’opposent de manière catégorique cette décision. Selon ces derniers, il est inadmissible de ne pas orienter des étudiants âgés de plus de 23ans d’autant plus que l’on sait que nous sommes dans un pays où, les élèves avant d’obtenir le bac ont déjà des âges très avancés. C’est le cas de ce nouveau bachelier qui dit être en déphasage avec la mesure : « je suis contre cette mesure, les autorités ne doivent pas prendre une telle décision car ils savent que dans les pays africains, il y a des élèves qui font plusieurs années au lycée. Ils font tout pour avoir leur bac et s’ils viennent à l’université et qu’on leur dise qu’ils ne seront pas orientés qu’est ce qu’ils feront ; c’est anormal. Je pense que les autorités doivent abandonner cette mesure et d’orienter tous les étudiants sans tenir comme de l’âge. Que l’étudiant soit âgé de 25ans ou 30ans, ce n’est pas ce qui est important. Je crois que les autorités devraient plutôt miser sur la compétence de l’étudiants non pas sur son âge. Je vous le répète encore une fois, Je ne  suis pas d’accord avec cette mesure. Elle ne fera que créer des problèmes dans la formation professionnelle. Il faut savoir aussi que tous les nouveaux bacheliers n’ont pas les moyens de se payer une formation professionnelle dans une école privée. Ils n’ont que les universités publiques pour pouvoir faire des études approfondies. Tous ces facteurs font que je ne suis pas d’accord que cette mesure soit appliquée », martèle Ibrahima Sonko, nouveau bachelier quittant la région de Tambacounda, venu à la recherche d’une orientation à l’UCAD. Abondant dans la même veine, Mamadou Lamine Ndiaye, étudiant en Master II en Anglais à la faculté des Lettres et des sciences humaines de l’UCAD, lui aussi affiche son opposition face à cette volonté des autorités : « je suis contre cette mesure parce que avec le bac seulement aujourd’hui, on ne peut pas prétendre à un emploi garantissant au Sénégal. Je vous donne un exemple même les marchants ambulant qui se trouvent au marché Colobane de Dakar ont leur diplôme de bac. C’est ce qui veut dire que le bac d’aujourd’hui, n’a pas une grande importance. C’est comme le certificat que nos grands-pères obtenaient auparavant. Raison pour laquelle, je dis que je ne suis pas d’accord avec cette mesure. Je pense qu’il faudrait orienter tout le monde pour permettre à ces jeunes étudiants de pouvoir bénéficier d’études supérieures. Ainsi, ils pourront avoir des licences, des masters et pourquoi pas des doctorats tout est possible, il suffit de bien étudier », déclare Mamadou Lamine Ndiaye.

Par contre, il y a contre des étudiants qui se disent favorable à la mesure, c’est le cas de cet étudiant en Master en Géographie qui a préféré se prononcer sous couvert de l’anonymat. Il estime que cela va permettre de réduire le nombre pléthorique d’étudiants accueille dans l’université qui est d’ailleurs source de tous ces problèmes de logement notés au sein du temple du savoir. Pour lui, cela va permettre ainsi de désengorger l’Université : « moi, je suis tout à fait d’accord que les autorités administratives prennent cette mesure car elle va réduire le nombre d’étudiants à l’université. Il n’y aura pas des problèmes de logement dans les pavillons, les amphis ne seront pas comme, ils le sont aujourd’hui, où, les étudiants sont obligés d’être des centaines pour faire cours. Je pense que c’est une volonté à saluer car de mon avis, je crois qu’elle ne fera que l’affaire de nous les étudiants. La preuve en est qu’on se plaigne de nos conditions d’existences et de travail. Je vous demande qu’est-ce qui est à l’origine de tout cela ; c’est le nombre pléthorique d’étudiants. C’est çà seulement, il ya rien d’autres », estime cet étudiant sous couvert de l’anonymat.

Il faut noter que l’université Cheikh Anta Diop de Dakar reçoit chaque année des milliers de nouveaux bacheliers venus des 14 régions du pays et des étudiants venus d’autres pays du monde. Une chose qui fait que l’université est confrontée à d’énormes problèmes. Une situation qui pousse les autorités administratives à vouloir prendre la décision de ne plus orienter étudiants âgés de plus de 23ans. Mais la mesure ne semble pas faire l’unanimité au sein des étudiants. Il reste à voir si la mesure sera effective. Wait and see.

 

Par : ABDOULAYE WANDIANGA.

 

 

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SENEGAL-EDUCATION : Le SELS menace de paralyser le système éducatif

Le syndicat des enseignants du Sénégal vient de déposer un préavis de grève couvrant l’année2013 pour exiger du gouvernement la satisfaction de sa plateforme revendicative contenant les points à savoir la validation des années de vacation, de volontariat et de contractualisation  au deux-tiers pour les maitres et professeurs contractuels réclamés comme fonctionnaires avec paiement de rappel. Les camarades de Souleymane Diallo secrétaire général du dit syndicat réclament également la mise en place d’un dispositif de prise en charge pour résorber les lenteurs et lourdeurs administratives relatives au paiement des salaires des volontaires, vacataires et enseignants contractuels , au paiement des indemnités de sujétions et des indemnités liées aux examens, au reclassement, à la mise en solde et au paiement du rappel des maitres et professeurs contractuels, l’avancée des enseignants, au paiement de l’indemnité de fin d’engagement des ayants causes des MC et PC décédés.

A l’expiration du délai réglementaire d’attente et en cas de non satisfaction de sa plate forme revendicative, le SELS se réserve le droit de dérouler des plans d’actions pouvant aller jusqu’à la grève totale, selon son secrétaire général, Souleymane Diallo, tout en espérant une bonne réception des autorités de leurs revendications.

 

Abdoulaye Wandianga.

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SENEGAL-AGRICULTURE Abdoulaye Baldé dit Bibi réaffirme la volonté de l’Etat d’équiper les agriculteurs

Le ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural, Abdoulaye Baldé, a réaffirmé mardi à Toubacouta (Centre-ouest) l’option du gouvernement de tout mettre en œuvre pour doter les cultivateurs d’un équipement moderne, dans l’objectif d’augmenter la production agricole au Sénégal.

 »Il y a un important lot de tracteurs qui va arriver au Sénégal, dans le cadre de la coopération avec le Brésil », a promis M. Baldé, lors d’une visite de la digue anti-sel du village de Dassilamé Sérère, situé dans la communauté rurale de Toubacouta (région de Fatick).

Il a rappelé que le président de la République, Macky Sall, dans son adresse à la nation, le 31 décembre 2012, avait annoncé que le Sénégal allait acquérir en 2013 mille tracteurs et d’autres équipements agricoles destinés aux agriculteurs.

Le gouvernement a pris bonne note du manque d’équipements agricoles dans le monde rural, selon Abdoulaye Baldé.  »Nous y travaillons et nous allons mettre à la disposition des cultivateurs le matériel adéquat, pour booster la production agricole dans le cadre de notre programme d’équipement et de modernisation du monde rural », a-t-il assuré.

En tournée dans la région de Fatick, pour visiter les digues anti-sel de Médina Djikoye (communauté rurale de Keur Samba Guèye) et de Dassilamé Sèrère, réalisés par le Projet d’appui à la petite irrigation locale (PAPIL), il a dit que ces réalisations sont le fruit de la volonté du gouvernement de  »maitriser » l’eau et d’augmenter la production.

Le gouvernement a l’ambition de faire un maillage du territoire avec de tels ouvrages, donc au-delà des quatre régions -Fatick, Kédougou, Kolda et Tambacounda- où ils sont déjà implantés par le PAPIL.

 »Nous envisageons de créer dans chaque communauté rurale des ouvrages anti-sel ou de retenue d’eau de ce genre, dans le cadre de notre programme de [vulgarisation des] bassins de rétention », a encore promis M. Baldé.

Source: APS

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SENEGAL-SANTE VIH/Sida : la mise en marche du plan d’élimination de la transmission mère-enfant saluée

Mariama Ba, chargée de communication de la Division de lutte contre le sida et les infections sexuellement transmissibles (DLSI), a salué mardi l’opérationnalité du plan d’élimination complète de la transmission de la mère à l’enfant du virus du VIH/sida, mis en œuvre par les autorités sanitaires depuis le mois de décembre.

‘’Nous avons toujours trouvé injuste qu’une maman infectée du virus puisse contaminer son enfant. C’est pour cela que le programme de la Prévention de la transmission mère-enfant (PTME) a été mis en place depuis 2010’’, a confié Mme Ba, lors d’un atelier de partage avec la presse sur le plan de communication/médias de la DLSI.

Parlant de la réalisation d’une évaluation de la transmission mère-enfant, elle a souligné qu’il a été démontré que ‘’lorsqu’une femme enceinte est bien prise en charge, dépistée à temps dans les structures de santé où on applique la PTME, le taux de transmission est inférieur à 1,1 %’’.

‘’C’est pourquoi le Sénégal a décidé de passer à l’échelle en mettant en place toute la logistique pour que plus aucun enfant ne soit contaminé. C’est pourquoi le Plan d’élimination de la transmission mère-enfant (ETME) a été lancé à ce sujet depuis décembre’’, a-t-elle dit.

A l’en croire, l’ETME, fortement appuyé par les partenaires au développement, notamment l’UNICEF, l’ONUSIDA, le Fonds mondial, est porté par le Comité national de lutte contre le sida (CNLS).

Revenant sur l’objectif de la rencontre avec la presse, Mariame Ba a souligné que la DLSI entretient des relations avec la presse dans le cadre de la mise en œuvre de ses activités.

‘’Pour 2013, nous comptons renforcer ce partenariat avec la presse et aller au delà des simples demandes de couverture médiatique. Nous voulons mettre en place un cadre d’échange et de partage plus fécond, qui prenne en compte les besoins de la presse en terme d’informations et d’accès aux personnes ressources’’, a dit la chargée de communication de la DLSI.

‘’C’est une démarche de rupture par rapport à ce qu’on avait l’habitude de faire. Et ce que nous avons envisagé cette année, surtout en 2013, c’est de partager avec les journalistes, notamment avec ceux spécialisés en santé, sur nos stratégies, nos interventions clés et nos priorités en termes de communication’’, a-t-elle précisé.

Beaucoup de propositions sont sorties de cette rencontre, avec à la clé l’idée de l’organisation de deux caravanes dans des zones jugées ‘’rouges’’ et à ‘’fort risque’’ pour pouvoir communiquer autour de la problématique du VIH/sida, sur le Renforcement du Système de santé (RSS) et relever les avancées du Paquet intégré de service (PIS).

De même, des discussions autour du thème des Orphelins et enfants vulnérables (OEV) ont été soutenues et l’identification de la nécessité de documenter le Centre de traitement ambulatoire (CTA), retenue.

S’y ajoute le besoin d’actualisation des connaissances dans le domaine de la recherche par rapport au VIH/sida et l’élaboration d’un répertoire des différents intervenants ou spécialistes dans la lutte contre le sida.

Source: APS

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SENEGAL-FOOTBALL : Le Jaraaf peaufine son organisation défensive (entraîneur)

Le Jaraaf de Dakar qui a battu 1-0 mardi l’équipe du Horoya de Conakry (Guinée) en match amical international, a insisté sur l’organisation défensive au début de son travail hivernal, a expliqué Abdoulaye Sarr, son entraîneur, à la presse.

‘’Dans toute équipe, il faut une assise défensive, toutes les grandes équipes ont une bonne défense’’, a rappelé l’ancien sélectionneur national à la fin de la rencontre.

Parlant du match amical, Abdoulaye Sarr l’a placé dans le cadre d’une revue d’effectifs devant lui permettre de se faire une idée sur l’état de ses troupes en ce début de saison.

‘’Nous avons vu qu’il restait beaucoup de travail à faire, notamment sur le plan physique’’, a-t-il dit, reconnaissant que ses joueurs avaient eu du mal à suivre le rythme.

Cela est certainement dû à l’opposition de l’équipe guinéenne, qui a privilégié ‘’l’impact physique à la vivacité qui est la marque de fabrique du football guinéen’’, a ajouté le technicien sénégalais.

‘’Habituellement, le style de jeu guinéen est fait de vivacité et de technicité, mais là, nous avons vu une équipe qui a mis de l’impact physique dans le match’’, a indiqué Abdoulaye Sarr, soulignant que c’est un sujet de réflexion pour les joueurs.

Cela veut dire que dans le haut niveau, la technique ne suffit plus, le footballeur doit être prêt sur le plan physique et athlétique, a commenté l’entraîneur du Jaraaf qui estime que son équipe va tirer un grand profit de cette rencontre dans la gestion de sa saison.

Du côté guinéen, on s’est également félicité de cette rencontre amicale. L’entraîneur du Horoya, Lapé Bangoura, déclare que même si son équipe a  »fait preuve de suffisance », elle ne connaissait  »pas assez son adversaire’’.

L’équipe guinéenne qui prépare la Ligue africaine des champions sera opposée au Casa Sports, le champion du Sénégal en titre, samedi, au stade Demba Diop, à 17h.

Source: APS

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SENEGAL: Le procès Hissène Habré se tiendra en février selon le ministre de la justice, Aminata Touré

Le procès de l’ancien président tchadien Hissène Habré se tiendra au début du mois de février prochain, a annoncé, mardi soir, le ministre de la Justice, garde des Seaux, Aminata Touré, soulignant qu’il n’y a ‘’plus d’obstacle juridique légal’’ à sa tenue.

‘’Nous avions promis de tenir le délai d’ici la fin du mois. Nous accusons un petit retard de quatre semaines, mais nous sommes optimistes que nous serons en mesure de débriefer le procès d’ici février’’, a-t-elle notamment dit à la presse.

Elle s’exprimait au sortir de la signature avec l’ambassadeur belge d’une convention de financement de 328 millions de francs CFA en vue de la tenue du procès de l’ancien président tchadien Hissène Habré.

Cet argent servira à financer les chambres africaines extraordinaires au sein des juridictions sénégalaises, lesquelles seront composées de juges africains et sénégalais.

‘’Je crois que pour les 20 ans que nous avons attendus, un retard de quatre semaines ce n’est pas long et, aujourd’hui, il n’y a plus d’obstacle juridique légal pour que ce procès se tienne’’, a indiqué Aminata Touré.

Selon elle, ‘’il faut se féliciter de ces avancements du droit international et de la volonté’’ des dirigeants sénégalais de respecter leurs engagements qui vont dans le sens de ‘’renforcer l’Etat de droit’’.

L’ambassadeur de la Belgique, Johan Verkammen, a pour sa part félicité le gouvernement sénégalais qui, selon lui, a fait preuve de diligence dans la gestion du dossier Habré. ’’Le retard de quatre semaines annoncée par le ministre est négligeable au vue des nombreuses années qu’a trainé le dossier », a-t-il jugé.

En 2009, la Belgique avait demandé à la Cour internationale de justice de dire et de juger que le Sénégal est tenu de soumettre sans délai l’affaire Hissène Habré à ses autorités compétentes pour l’exercice de l’action pénale, à défaut de l’extrader sans plus attendre vers la Belgique.

L’ambassadeur du royaume de Belgique souligne que son pays a joué un rôle dans ce dossier, car convaincu qu’il faut combattre l’impunité.

’’Nous sommes satisfaits et heureux de la tournure qu’ont pris les choses depuis l’arrivée du nouveau gouvernement’’, a-t-il dit.

‘’Le Sénégal a compris toute l’importance que revêt ce dossier pour l’image du Sénégal en tant que pays qui respecte le droit international et l’Etat de droit, et l’image du Sénégal à travers le monde sera grandi à travers ce geste’’, a-t-il soutenu.

Hissène Habré vit en exil à Dakar depuis la chute de son régime en 1990, après huit ans au pouvoir. Il avait été renversé par l’actuel président tchadien, Idriss Deby Itno, qui était un de ses proches collaborateurs avant d’entrer en rébellion.

Les députés sénégalais ont voté le 19 décembre dernier le projet de loi autorisant le président de la République à ratifier l’accord entre le gouvernement du Sénégal et l’Union africaine (UA) sur la création de chambres africaines extraordinaires au sein des juridictions sénégalaises pour abriter le procès de M. Habré.

Le mandat de ces chambres sera de poursuivre la ou les personnes les plus responsables pour les crimes internationaux commis au Tchad entre 1982 et 1990.

Source: APS

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